Pä – Fermata
(FR//EN)

La poésie d’un orgue de barbarie aux teintes électroniques, la partition qui tourne comme une longue farandole, caresse les tympans dans la douceur enivrante, couleur d’une prise de son naturelle au milieu d’un espace vivant, inconnu qui réconforte.
Le son se déploie sur lui même, avec ses apparences statiques, pourtant sa puissance est bien dans le mouvement et c’est dans toute sa mesure que son pouvoir est celui de nous envelopper. Alors on se laisse bercer pas les vagues, en paix, et par le souffle, la douceur délicate d’un language constant, qui se fait familier et nous chuchote les mots qui apaisent au creux de l’oreille
Un temps pour soi, avec soi, mais dont Pä est l’instigateur par ses intentions que l’auditeur peut s’approprier selon son humeur et sa sensibilité propre.
L’esprit vogue, dans ces boucles vertueuses qui ne trahissent pas, même lorsqu’elles touchent à l’étrange, stimulent plus que ne heurtent, et laissent place au cœur de battre au rythme de ces rondes dans les reminiscences de l’enfance à travers un moment insouciant passé immergé la matière proposée.
Le flux est harmonieux
La saveur appétissante
Dans cette oeuvre qui lorsqu’on la découvre dans l’aléa se fait familière et amicale dès les premiers instants, jusqu’à la dernière note de musique, et jusqu’au dernier son.
The poetry of a barrel organ with electronic colors, the score unfolding like a long farandole, caresses the eardrums with a captivating softness—the sound of a natural recording in the midst of a living, unknown space that is comforting.
Sound spreads out upon itself, with its static appearances; yet its power lies precisely in movement, and it is in its fullness that it shines in enveloping us. So we let ourselves be lulled by the waves, at peace, and by the breath— delicate sweetness of a constant language—that becomes familiar and whispers comforting words into the hollow of our ear.
A moment for oneself, with oneself—yet one that Pä initiates through his intentions, which the listener can make their own according to their own mood and sensibility.
The mind drifts through these virtuous loops that never betray, even when they touch on the strange; they stimulate rather than jarring, and allow the heart to beat to the rhythm of these circles, evoking childhood memories through a carefree moment spent immersed in the music.
Flow is harmonious
Flavor appealing
In this work, which—when discovered by chance—becomes familiar and friendly from the very first moments, to the last note of music and the very last sound.
B.
