Le Noir et le blanc
Un astre noir
Et de la chaleur en hiver
Par le cœur et l’esprit
Lorsqu’on rit sans rancœur
La peur fuit
Alors que l’enjambée se fait large
Que la charge se tarit
Comme la source et les liqueurs
La route s’éclaircit
Par le poivre et le safran
J’ai le goût des épices
Pour donner la saveur
Jusqu’au bout sans avarices
Faire tonner la fraîcheur
Dans un rythme effréné
Qui s’en va vers les hauteurs
Plus besoin d’artifices
Pour faire battre mon cœur
Chercher les astuces
Qui emmènent mes pensées
Vers le pôle positif
Pour me garder survolté
Toujours cherchant pépite
Accroches et magnésite
Lorsque les fractions de poudre
S’envolent vers le ciel
Plutôt que de finir
Dans mes narines.
Marines sont les images
Indigo est le mélange
Nomade est la logique
Du curieux à l’étrange
Sympathique au demeurant
Avenant saute les portiques
Pour attraper le dernier train
Vers la destination dorée
Celle qui me mettra à l’aise
Étouffera la fournaise
Dans les premiers les derniers souffles
Qui font raviver la braise
Le feu sacré
Toujours au bout des mains
Lorsque l’acre et les détours
Se resserrent
Ne plus tourner en boucle
Sinueux est le chemin
Qui mène vers les lignes droites
Les autoroutes de fraîcheur
Créatives sur les hectares
Que je m’offre par le labeur
Le repos viendra plus tard
Pour le guerrier solitaire
Qui a dompté la solitude
De façon presque militaire
Chinoise est l’attitude
Dans la Culture de l’effort
Sournoise est l’altitude
L’essor est dans le murmure
La discrétion
Le tact
La privation
Le dénuement
La grâce
La neige
Qui crisse sous les pieds
Lorsque l’hiver réchauffe
L’esprit devient fécond
Et l’ether se fait futile
Inutile dans mon bastion
Une hygiène
Un peu de violence
Pour relancer la machine
Dans la douceur d’une transe
Maîtrisée par la force de la pensée
faire remonter l’acide
Et stopper la décente
De l’ecstase qui abaisse
Vers profondeurs et errances
trouver son point de chute
Pour retomber sur ses pieds
Verser une larmichette
Au vu du chemin arpenté
Accidenté
Fait de heurts et de chaos
Amer
Comme la fève de cacao
qui cuite se meut vers la douceur
D’un morceau de chocolat blanc
Qui caresse le palais et l’iris
comme la fleur flatte la rétine
les étamines
donnent l’heure
celle de trouver en soi
La clameur intérieure
La récompense
Ne vient pas d’une pilule
Mais de la pendule qui tourne
Et fait son travail
Dans l’inéluctable certitude
D’une forme de réussite.
C’est en vidant mon cartable
Libre de toute entrave
Que j’ai posé sur la table
Toutes mes forces avant la trêve
Qui fera la récompense
Loin des pièces, des billets verts
Juste une relâche, et la panse
Qui se remplit de verdure
La nourriture salutaire
Pour que le moral se gonfle
comme le feu élève
La voilure de la montgolfière
B.
