Le verrou de la soumission
Pour extraire de nos corps,
Liqueurs et goûts de mare
Pour se satisfaire encore
Erreurs, dégoûts et tares
Diriger l’amertume en bouche
Rédiger des rappels à la touche
Écarté-e-s, une pelle pour creuser
Notre tombe et nos corps alités
Disparaissent et embrasent le néant
La douche pour les caves
Parfois
Un peu de liche pour le cœur
En friche c’est le travail de fond
Qui m’aspire vers les hauteurs
Sans peur, j’arrache le rêche
Farouche est la concurrence
L’adversité quand je pousse fort
Par la transe, dans l’errance
Attendant la dernière danse
Les dents creuses
Le sang coule
Langue râpeuse
Faire corps
Dans le moule
Se complaire
Pour finir cette histoire
Dans un compte à rebours vers l’oubli.
Mais c’est plein de vie que j’ai choisi
De rouler pour ma pomme
Pendant que des malades se dégomment
Le courroux du seigneur des ténèbres ?
Plutôt la puissance de calcul et l’algèbre
Des ordinateurs quantiques
Quand les briques se brisent
Sous les coups de tibias
La caresse d’une brise de liberté
Atteint mes narines
Dans un parfum de lotus
Douceur et abstraction
Se développent
Pour que triomphe l’enveloppe
Déposée dans les urnes funéraires
Alors se diffusent
Les cendre de la sédition,
Aux quatre vents.
Mendiants et marginaux
Touchent du doigt la richesse
Par le corps et l’allégresse
Les cheveux ébouriffés
Par un souffle de chaleur
La justice qui fait battre nos cœurs
Un peu mieux quand se rompt l’isolement
La balance penche du coté du peuple
L’élite s’étouffe par la symbolique
De la pauvreté de ses reliques
Morts à l’intérieur
Où est la vraie richesse ?
Qui a peur de perdre au fond ?
S’accrochant à l’intégrité vide
De leurs matelas de billets, leurs avoirs
Des dynasties de couards
Amer est le constat quand tout brûle
Se tarit la source, la bouche sèche
L’inversion des valeurs atteste
Que nous embrassons tranquillement
Par le nombre
Ce monde, le nôtre
Loin des grésillements
Que résonne alors la musique
Et les arts plastiques
Qui font sauter
Les verrous de notre soumission
B.
